Code de l'honneur


Le monde parallèle créé par les clans existe toujours. En cette époque troublée de guerre incessante et de tyrannie rampante, il est plus peuplé que jamais. Baptisé monde des forêts et des lacs « Jiang hu », en raison de son éloignement des grandes villes des sept Royaumes. Il reste un espace de liberté mais également un monde rempli de dangers. Au cœur du Jiang hu, les clans et leurs serviteurs forment eux-mêmes une microsociété, nommée monde des arts martiaux « wu li » en raison de la place primordiale des arts guerriers aux yeux des anciens nobles. Il est l’univers qu’arpentent les wu xia qui ont fait de la perfection martiale leur seule et unique raison d’être. Bien que n’étant pas soumis aux lois des Royaumes, le Jiang hu n’est cependant pas un monde sans règles. Il possède ses propres coutumes et fonctionne selon d’anciennes traditions.


Le Code de l’Honneur :

L’hospitalité :

Le Jian hu est un univers dangereux. Situé à l’écart du monde civilisé, il est fait de grandes étendues désertes, d’immenses forêts perdues, de montagnes escarpées et de chemins tortueux. Parfois un village, un bourg ou un manoir isolé se dressent.

Pour le voyageur, il est essentiel de pouvoir demander asile en ces lieux afin de se reposer et de ses restaurer. La loi de l’hospitalité est donc un des fondements du monde des arts martiaux et aucun clan ne se risquerait à la transgresser.

Ainsi pour celui qui arpente le monde des forêts et des lacs, il est toujours possible de profiter de l’hospitalité du clan sur le territoire duquel il chemine. Il est alors de son devoir d’aller présenter ses respects au chef du clan et de lui proposer ses services. En effet, en échange de son hospitalité, il est courant qu’un clan demande une faveur servant surtout à savoir si le convive accueilli est un homme honorable qu’il convient de recevoir sous son toit.

Briser les lois de l’hospitalité est une faute extrêmement grave. Si ce crime est commis par l’invité, son hôte est en droit de lui faire expier selon les règles en vigueur dans le clan. Si, les lois de l’hospitalité sont bafouées par l’hôte, la rumeur s’en répandra bien vite et le clan sera marqué du sceau de l’infamie.

La loyauté :

L’amitié est un don précieux, qu’il convient de ne pas gâcher. Gagner la loyauté d’un valeureux Wu xia, d’un éminent chef de clan ou d’un sage taoïste est une récompense qui vaut plus que de l’or.

Dans le Jian hu, un ami est considéré comme un frère, un maître comme un père et un chef de clan comme un seigneur. Le respect de ces liens est essentiel pour ne pas devenir un paria.

Prêter serment

Selon les anciennes lois, quiconque prête serment se voit lié par sa parole jusqu’à ce qu’il ait accomplit sa promesse. Un serment de vassalité lie ainsi le seigneur et son sujet par un ensemble de devoirs réciproques que chaque partie se doit d’honorer.

Un serment arraché sous la contrainte ou par chantage n’a aucune valeur, mais certaines personnes au sens de l’honneur exacerbé se font un devoir de respecter jusqu’au bout de tels serments.

Le Serment « Ming » : un toit, recouvrant une bouche ouverte, qui ordonne, et la moitié d’une pièce de jade. Au moment de prêter serment les protagonistes cassent une pièce de jade en deux. Le missionnaire part avec sa moitié de pièce et lorsqu’il a accomplit sa mission, il revient pour rassembler la pièce. Ming à un double sens, il signifie le serment, mais aussi la destinée. Ming c’est la destinée, qui s’exprime par un itinéraire de vie. Le mandat céleste intervient au moment ou honore par pacte avec le Ciel.



Les duels :

Le wu li est un monde dans lequel errent de nombreux combattants. Obsédés par leur quête de perfection martiale. Ces guerriers n’ont d’autres moyen d’évaluer leur niveau qu’en luttant contre leurs semblables. Lors d’un duel, les deux protagonistes se livrent un combat dont le but n’est pas de vaincre mais d’évaluer sa propre valeur.

Il s’agit d’ailleurs là d’une règle essentielle des duels. Ils n’ont pas pour objectif de tuer. Lors d’un affrontement le combat prend fin lorsqu’un des combattants prend le dessus (première blessure). Qui déroge à la règle, et tue lors d’un duel, sera alors immédiatement pourchassé comme un vulgaire criminel.

L’exception à cette règle concerne la vengeance. Réclamer un duel dans le cadre d’une vendetta est parfaitement honorable. Il s’agit du seul cas dans lequel le duel peut se poursuivre jusqu’à la mort de l’un des deux protagonistes.

Transmission du savoir :

Les grands maîtres ne souhaitent pas que leur art sombre dans l’oubli. Ils transmettent leur technique, certain choisissent de former un disciple qui sera l’héritier de ce savoir, d’autre veulent répandre leur savoir dans tout le Zhongguo, soit en fondant des écoles, soit en servant de maître d’arme au sein d’un clan. Cette tradition de transmission est devenue une loi fondamentale du Jian hu.

L’honneur :

L’homme qui respecte toutes les lois du wu li est honorable et mérite le respect de tous. Un tel individu s’attire la considération des plus grands et la jalousie des esprits mesquins. Avoir le sens de l’honneur est une qualité qui peut être source de désagrément. Nombreux sont ceux qui essaieront de profiter d’un homme honorable ou tenteront de ruiner sa réputation.



La vengeance :

« Un fils ne peut vivre sous le même ciel que l’assassin de son père » Dans les conflits subtils qui agitent le monde des arts martiaux, assassinats, empoisonnements et trahisons ne sont pas rare. Des clans entiers peuvent sombrer à cause de la déloyauté d’un seul de leur membre. La vengeance est un droit fondamental auquel nul ne peut s’opposer. Celui qui a été trahi ou bafoué, celui dont les proches ont été assassinés, celui dont le clan a été exterminé, a toute légitimité pour traquer et éliminer les responsables de ses afflictions. La vengeance entraine hélas bien souvent la haine, et le cycle s’entretient sans cesse. De nombreux sages prônent pour le pardon et la clémence, mais ces paroles s’évaporent avec le vent qui souffle sur le monde des lacs et des forêts.



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Qin, les Royaumes combattants milkawel